Publication des résultats financiers pour l'exercice 2003

Bombardier présente un programme d'augmentation du capital incluant une émission d'actions et la vente d'actifs

Paul Tellier indique que l'accent mis sur la transparence et l'imputabilité influencera la culture de l'entreprise

  • Émission d'actions d'au moins 800 millions $
  • Vente d'éléments d'actif y compris Bombardier Produits récréatifs dont le produit devrait dépasser 1,5 milliard $
  • Diminution du dividende
  • Changement à la structure de gouvernance
  • Engagement bancaire amendé
  • Bombardier Capital se concentrera sur deux catégories de portefeuilles
  • Nouvelles conventions comptables favorisant une meilleure compréhension de la performance de la Société par les investisseurs
  • Revenus consolidés pour l'exercice 2003 de 23,7 milliards $ et une perte nette de 615,2 millions $ après éléments spéciaux, sans aucune incidence sur les flux de trésorerie, de 1,3 milliard $ (959,7 millions $ après impôts)
  • Flux de trésorerie libres de 801,4 millions $
  • Carnet de commandes de 44,4 milliards $

Toronto, le 3 avril 2003 - Le président-directeur général de Bombardier, Paul M. Tellier, a annoncé un important programme d'augmentation du capital incluant le dépôt plus tard aujourd'hui, auprès des autorités réglementaires en valeurs mobilières au Canada, d'un prospectus provisoire simplifié pour une émission d'actions classe B. L'injection de capital permettra de raffermir le bilan de la Société et d'augmenter ses liquidités.

Le produit brut de cette émission devrait atteindre au moins 800 millions $. Il servira à accroître le fonds de roulement et à financer les besoins généraux de la Société. Les titres offerts n'ont pas été et ne seront pas inscrits en vertu du Securities Act of 1933 des États-Unis, tel qu'il a été modifié, et ils ne pourront être offerts ni vendus aux États-Unis à moins d'être inscrits et de faire l'objet d'une dispense des exigences d'inscription applicables.

UN NOUVEAU BOMBARDIER

L'émission d'actions vient en tête d'une série de mesures qui auront pour effet de renforcer le bilan de la Société et de recentrer ses activités sur les secteurs de l'aéronautique et du transport. M. Tellier a également annoncé que Bombardier avait l'intention de se départir de Bombardier Produits récréatifs ainsi que de certains éléments d'actif non stratégiques.

« Nous allons rétablir notre crédibilité auprès des investisseurs avec le plan d'action que nous annonçons aujourd'hui, a dit M. Tellier. La vente de nos activités dans le secteur des produits récréatifs permet d'obtenir un bon équilibre entre la vente d'actifs et l'émission d'actions. Conjuguées à nos programmes de réduction des coûts, ces mesures nous donneront la flexibilité financière dont nous avons besoin pour aller de l'avant.

« Notre histoire en est une de rétablissement. Nous intervenons rapidement et de façon stratégique pour dynamiser la Société en solidifiant notre bilan et en réglant la question des liquidités et celle de notre engagement bancaire.

« Rigueur et consolidation sont à l'ordre du jour. Nous appliquons aussi, à l'échelle de la Société, une discipline financière et une imputabilité accrues. Aujourd'hui, Bombardier se concentre sur la création de valeur », a-t-il dit.

VENTE D'ACTIFS

La Société a décidé de se départir de ses activités dans le secteur des produits récréatifs qui constituent l'actif le plus liquide du portefeuille de Bombardier. La Société a retenu les services de UBS Warburg à titre de conseillers financiers et ceux d'Ogilvy Renault à titre de conseillers juridiques pour cette transaction.

L'actionnaire majoritaire appuie le plan de la Société visant à libérer la valeur du groupe des produits récréatifs maintenant.

En vue d'aider à assurer la stabilité et la continuité de cet actif patrimonial, des membres de la famille Bombardier ont exprimé un intérêt à participer au processus en se joignant à un éventuel groupe d'investisseurs cherchant à se porter acquéreur des activités du secteur des produits récréatifs.

Pour répondre à l'intérêt de la famille, le conseil d'administration a formé un comité composé d'administrateurs indépendants pour superviser et surveiller le processus de vente, évaluer les offres ou d'autres alternatives et faire des recommandations au Conseil. Le comité indépendant est présidé par L. Denis Desautels, ancien vérificateur général du Canada, et se compose de Jalynn H. Bennett, André Desmarais, Jean C. Monty et James E. Perrella.

Le comité sera responsable d'assurer que les meilleurs intérêts de la Société et de tous ses actionnaires sont servis de manière optimale. Le comité s'assurera également que le processus se déroule de façon à maintenir la pleine valeur du secteur d'activités pendant la période de vente.

Pour sa part, le comité indépendant du Conseil a retenu les services de Morgan Stanley à titre de conseillers financiers et ceux de McCarthy Tétrault srl à titre de conseillers juridiques.

M. Tellier a confirmé la disposition déjà en cours de deux éléments d'actifs :

  • Services à la défense
    Bombardier Aéronautique offre des services techniques pour des avions militaires à ses installations situées à Mirabel au Québec et à Bridgeport en Virginie Occidentale. Il offre également un programme de formation au pilotage pour les pilotes canadiens ainsi que pour les pilotes de l'OTAN et le personnel d'autres pays, à ses installations situées à Portage la Prairie au Manitoba; Moose Jaw en Saskatchewan et Cold Lake en Alberta. La vente de ces activités est en cours.
  • Aéroport municipal de Belfast
    En octobre 2002, Bombardier a annoncé son intention de vendre l'aéroport de Belfast en Irlande du Nord. Des acheteurs potentiels ont été identifiés et des négociations sont en cours.

Ces dispositions, conjuguées à l'émission d'actions, devraient générer des fonds de plus de 2 milliards $ d'ici six à neuf mois. Ce montant servira à augmenter le fonds de roulement et à pourvoir aux besoins généraux de la Société.

ENGAGEMENT BANCAIRE AMENDÉ

Bombardier a conclu une entente avec ses prêteurs dans le cadre de ses deux principales facilités de crédit syndiquées afin d'amender le ratio emprunts nets aux capitaux propres. Outre l'appui qu'elle démontre, cette entente donne à la Société la flexibilité nécessaire pour implanter son programme d'augmentation du capital.

DIVIDENDES SUR LES ACTIONS CLASSE A ET CLASSE B

Lors de sa réunion du 2 avril 2003, le Conseil a confirmé qu'il maintiendra la politique de la Société de payer des dividendes sur ses actions classe A (droits de vote multiples) et classe B (droits de vote limités). Cependant, le Conseil a décidé que ces dividendes ne pourront dépasser 0,09 $ l'action (plus, dans le cas des actions classe B (droits de vote limités), un dividende préférentiel de 0,0015625 $ l'action par année), sur une base annuelle pour le présent exercice. Il en résultera que le montant annuel de dividendes pour les actions classe A et classe B pour l'exercice 2004, s'il est approuvé par le Conseil chaque trimestre, représentera environ la moitié de celui versé au cours de l'exercice 2003. Le Conseil se réserve le droit de modifier sa politique de paiement de dividendes en tout temps.

RECENTRAGE ACCRU POUR BOMBARDIER CAPITAL

M. Tellier a également indiqué que les ventes d'éléments d'actif contribueront à recentrer la mission de Bombardier Capital (BC). Ses activités de montage se concentreront sur le financement de stocks et le financement provisoire des avions de transport régional de Bombardier Aéronautique lequel sera assujetti à des montants ainsi qu'à un nombre maximal d'avions. Bombardier Capital continuera à réduire ses actifs sous gestion de façon importante suite à la liquidation progressive ou la vente de tous ses autres portefeuilles ce qui devrait générer d'importantes entrées de fonds.

La Société a annoncé aujourd'hui que Bombardier Capital mettra fin à ses activités de montage de crédit-bail pour wagons. Ces activités consistent en la location à des tiers d'une flotte de plus de 16 000 wagons de marchandises.

La Société avait annoncé antérieurement que les portefeuilles de débiteurs financiers et de financement d'avions d'affaires seraient vendus ou liquidés de façon progressive. Ces processus sont en cours et devraient être complétés plus tard cette année. Les portefeuilles de débiteurs financiers ont déjà été réduits de 34 % et le portefeuille d'avions d'affaires l'a été de 24 % au cours du dernier trimestre. Les portefeuilles en cours de liquidation ou en vente représentent 55 % des actifs sous gestion de Bombardier Capital au 31 janvier 2003.

CHANGEMENTS DE CONVENTIONS COMPTABLES

Bombardier a également pris des mesures visant à améliorer la clarté et la transparence dans la divulgation de l'information financière tel que décrit plus amplement dans la section aéronautique.

Lors de sa réunion du 2 avril 2003, le conseil d'administration de Bombardier a approuvé des changements de conventions comptables pour les programmes aéronautiques. Bombardier a adopté la méthode de comptabilisation du coût moyen en remplacement de la méthode de comptabilisation par programme. Ces changements, effectués en même temps que d'importantes révisions d'estimations, ont donné lieu à une réduction de la valeur comptable avant impôts cumulative de 2,2 milliards $ dont 1 milliard $ a été comptabilisé au cours de l'exercice 2003, et 1,2 milliard $ lié aux exercices précédents. Cette réduction de valeur n'a aucune incidence sur les liquidités de la Société.

« Nous apportons ces changements car nous croyons que cette nouvelle méthode comptable permettra aux investisseurs de mieux comprendre notre performance, a dit M. Tellier. Bien que nous comptabilisions d'importantes réductions de valeur, celles-ci devraient être compensées par la restructuration du capital qui améliorera notre bilan et nous aidera à traverser cette période d'incertitude ».

RÉGIE D'ENTREPRISE

Dans le contexte du large débat portant sur les enjeux de la régie d'entreprise, Bombardier a entrepris un certain nombre de changements concernant la structure qui encadre sa propre gouvernance.

La Société a nommé Madame Jalynn H. Bennett, déjà membre du conseil d'administration, présidente du comité de surveillance des caisses de retraite. Le Comité aura comme objectif principal de surveiller, revoir et suivre l'investissement de l'actif des régimes de retraite de la Société. Mme Bennett qui siège à plusieurs conseils d'administration a une connaissance approfondie en matière de réforme de régimes de retraite. Elle est membre du conseil du Ontario Teachers' Pension Plan.

Le Conseil a également décidé de créer un comité de la régie d'entreprise et des nominations qui aura pour mandat de faire le suivi des principes de régie d'entreprise, y compris le Code d'éthique de la Société. En outre, le Comité exécutif du Conseil sera aboli.

Les nouveaux comités du conseil et les changements apportés aux comités existants seront mis en place en juin 2003 au moment de l'assemblée annuelle des actionnaires. La mission du comité des ressources humaines et de la rémunération, ainsi que celle du comité de vérification, seront révisées et tous les comités seront composés exclusivement d'administrateurs indépendants.

Le 21 février 2003, Bombardier a annoncé que l'ancien vérificateur général du Canada, L. Denis Desautels s'était joint au Conseil et à son comité de vérification.

DES ASSISES SOLIDES

« Je dirige la Société depuis maintenant près de trois mois, a déclaré Paul Tellier, et, en dépit de l'incertitude actuelle, j'ai confiance en la solidité de nos activités stratégiques. Nous pouvons compter sur d'excellents produits, de bons employés, des clients loyaux et une solide base technologique. Nous pouvons également nous appuyer sur un imposant carnet de commandes qui assurera les activités de nos installations manufacturières pour les deux à trois prochaines années.

« Nous avons été à l'origine du concept du biréacteur de transport régional, un produit qui est au cœur de la réorganisation en cours de l'industrie nord-américaine du transport aérien. Grâce aux mesures nécessaires mises en place, nous serons en position de bénéficier de la reprise du marché des avions d'affaires.

« Bombardier Transport est devenu une source majeure de revenus dans un secteur qui résiste aux récessions. Chef de file mondial de ses marchés, ce groupe dispose d'un carnet de commandes solide reflétant sa gamme complète de produits.

« Le nouveau Bombardier sera composé principalement de deux secteurs d'affaires dont la taille est presque égale et ayant des complémentarités tant sur le plan opérationnel que sur le plan financier et avec des cycles de produits différents. Les synergies possibles sont nombreuses dans les domaines de la fabrication, de l'approvisionnement, de l'ingénierie, du design, de la gestion de projet, de même que pour les ventes et l'administration.

« En ce qui a trait à Bombardier Capital, nous avons abordé de front les préoccupations du marché. Nous avons mis en place une équipe professionnelle solide et nous administrons ce secteur d'activités avec une grande discipline », a dit M. Tellier.

En ce qui concerne les liquidités, la Société précise qu'elle disposait au 31 janvier 2003 de sources de financement à court terme disponibles totalisant 5,7 milliards $, soit une hausse de 898 millions $ sur l'exercice précédent.

PERSPECTIVES

« Dans un contexte incertain, nous adoptons une approche prudente dans la planification de nos activités de l'exercice. Nous ne fixons pas de cibles formelles de bénéfice par action et de flux de trésorerie, vu l'incertitude qui caractérise actuellement les marchés, mais nous sommes en mesure de donner un aperçu des perspectives pour nos secteurs d'activités pour l'année qui vient.

Spécifiquement :

  • Bombardier Aéronautique, qui a établi son niveau de production de façon à refléter l'incertitude prévalant dans ses marchés, devrait améliorer ses résultats pour l'exercice 2004. Selon le carnet de commandes actuel, le nombre de livraisons d'avion pour l'exercice 2004 devrait être à un niveau similaire à celui de l'exercice 2003. L'entrée en service de l'avion d'affaires Bombardier Challenger* 300 et celle du biréacteur régional Bombardier CRJ900* y contribueront. Le résultat final de l'importante restructuration des principales sociétés aériennes aura une incidence sur les activités de Bombardier. La Société estime que l'actuel plan d'affaires est solide dans ces circonstances.
  • En raison de la croissance de l'industrie et d'une meilleure rentabilité de ses contrats, les résultats de Bombardier Transport devraient être en hausse. Cette amélioration proviendra également d'une augmentation soutenue de la productivité et des programmes de réduction des coûts conjugués au renforcement du contrôle de la qualité lors de l'entrée en service de nouveaux produits.
  • La contribution de Bombardier Capital à la rentabilité globale sera moindre en raison de la baisse importante de ses actifs sous gestion. »

RÉSULTATS FINANCIERS POUR L'EXERCICE CLOS LE 31 JANVIER 2003

Bombardier Inc. a annoncé aujourd'hui, pour l'exercice clos le 31 janvier 2003, des revenus consolidés de 23,7 milliards $ contre 21,8 milliards $ pour l'exercice précédent. Cette augmentation de 8,5 % découle essentiellement d'une hausse des activités du secteur transport et de la consolidation des comptes de Bombardier Transportation GmbH (Adtranz) pour la totalité des 12 mois de l'exercice 2003, comparativement à huit mois l'exercice précédent. Cette augmentation est aussi attribuable à la progression des ventes de moteurs hors-bord et de véhicules tout-terrains (VTT). Elle a toutefois été en partie contrebalancée par une baisse des revenus du secteur aéronautique découlant principalement de la diminution du nombre de livraisons d'avions d'affaires.

Depuis le quatrième trimestre de l'exercice 2003, Bombardier Aéronautique a modifié sa convention comptable, délaissant la méthode de comptabilisation par programme pour adopter la méthode du coût moyen. Cette méthode est décrite plus en détail à la section aéronautique. Les résultats qui suivent reflètent l'application rétroactive des changements de conventions comptables du secteur aéronautique sur tous les exercices.

Le bénéfice avant impôts (BAI), avant éléments spéciaux1, a été de 519,6 millions $ pour l'exercice 2003, comparativement à 1,1 milliard $ pour l'exercice 2002. La perte nette pour l'exercice 2003 s'est établie à 615,2 millions $, ou 0,47 $ l'action, par rapport à un bénéfice net de 36,0 millions $, ou 0,01 $ l'action, pour l'exercice 2002. Le bénéfice par action pour l'exercice 2003 aurait été de 0,44 $ avant l'effet des changements de conventions comptables et des éléments spéciaux.

Au 31 janvier 2003, le carnet de commandes de Bombardier totalisait 44,4 milliards $, contre 44,1 milliards $ au 31 janvier 2002. Dans le secteur aéronautique, il atteignait 18,7 milliards $ au 31 janvier 2003, comparativement à 23,7 milliards $ à la fin de l'exercice précédent, et dans le secteur transport, il totalisait 25,7 milliards $ à la fin de l'exercice 2003, comparativement à 20,4 milliards $ au 31 janvier 2002.

 

Bombardier Aéronautique

  • Revenus sectoriels pour l'exercice de 11,3 milliards $
  • Livraison de 298 nouveaux avions
  • BAI avant éléments spéciaux négatif de 32,4 millions $
  • Éléments spéciaux totalisant 1,3 milliard $
  • Réductions de valeur résultant des modifications de conventions comptables et des révisions d'estimations connexes
  • Carnet de commandes de 18,7 milliards $

 

Modifications de conventions comptables et révisions d'estimations connexes

Les prix des avions de la Société ont récemment fait l'objet d'une plus grande volatilité que par le passé, une tendance qui devrait se maintenir dans un avenir prévisible. L'établissement d'estimations suffisamment fiables des prix de ventes futurs, tel que l'exige la méthode de comptabilisation par programme, est donc devenu plus difficile. C'est pourquoi la Société a conclu que, étant donné la conjoncture actuelle du marché, la méthode comptable du coût moyen était préférable à la méthode de comptabilisation par programme pour comptabiliser le coût des ventes puisqu'elle permettra aux investisseurs de mieux comprendre la performance de la Société. Les résultats financiers refléteront plus rapidement les fluctuations dans les coûts de production et l'effet des facteurs externes ayant une influence sur sa performance tels que les prix de vente réels.

Selon la méthode du coût moyen, les coûts de production unitaires moyens estimatifs sont imputés au coût des ventes. Il en résulte que la marge de chaque avion livré varie en fonction du prix de vente de l'avion. Selon la méthode de comptabilisation par programme, le coût de vente de chaque avion livré était calculé comme un pourcentage du prix de vente réel, générant un pourcentage de marge constant par programme.

En vertu de la nouvelle méthode de comptabilisation, la direction procède à des examens trimestriels ainsi qu'à une revue annuelle détaillée des estimations de coûts et des quantités d'avions des programmes. L'incidence de ces révisions, le cas échéant, est comptabilisée par rajustement cumulatif des résultats. Auparavant, en vertu de la méthode de comptabilisation par programme, tout changement d'estimation des marges était comptabilisé de manière prospective sur les quantités résiduelles d'avions des programmes.

Les coûts non récurrents, incluant la conception d'avions et la mise au point de prototypes, qui auparavant étaient reportés à titre de coût des stocks et amortis sur le nombre initial d'avions du programme ou sur un nombre moindre, sont désormais portés aux immobilisations corporelles comme outillage de programme et sont amortis selon la méthode d'amortissement linéaire. Le coût de l'outillage de programme comprend dorénavant les intérêts débiteurs engagés durant la construction.

Ces modifications de conventions comptables ont été appliquées rétroactivement, ce qui a amené le redressement des états financiers des exercices précédents, tel que le prévoient les principes comptables généralement reconnus. Cette application rétroactive permet également de mieux comprendre l'incidence de la nouvelle convention comptable sur les résultats historiques. L'effet avant impôts de ces changements de conventions comptables et d'estimations connexes totalisait 2,2 milliards $ pour l'exercice 2003 et toutes les périodes précédentes. Ce montant comprend 614,7 millions $ inclus dans les éléments spéciaux de l'exercice courant.

Analyse des résultats

Pour l'exercice terminé le 31 janvier 2003, les revenus sectoriels de Bombardier Aéronautique se sont élevés à 11,3 milliards $ comparativement à 12,3 milliards $ pour l'exercice précédent. Cette baisse s'explique principalement par une diminution du nombre de livraisons d'avions d'affaires et par l'incidence du changement du moment de la constatation des revenus pour les avions d'affaires à fuselage étroit. Ces baisses ont été partiellement compensées par une hausse des livraisons d'avions de transport régional et des ventes d'avions d'affaires d'occasion ainsi que par un taux de change effectif plus élevé pour le dollar américain contre le dollar canadien, par suite des activités de couverture de la Société.

Le BAI, avant les éléments spéciaux, tenant compte des modifications de conventions comptables, s'est traduit par une perte de 32,4 millions $ pour l'exercice 2003, comparativement à un BAI, avant éléments spéciaux, de 721,5 millions $ l'exercice précédent. Ce recul s'explique principalement par une baisse du nombre de livraisons d'avions d'affaires.

Des éléments spéciaux de 1,3 milliard $ ont été enregistrés au cours de l'exercice 2003 dont un montant de 614,7 millions $ est lié aux révisions d'estimations au titre des programmes aéronautiques. Le dernier montant est inclus dans la charge cumulative de 2,2 milliards $ décrite précédemment. De plus, une charge spéciale de 587,9 millions $ a également été constatée pour la réduction de valeur des avions d'occasion et des stocks de production de même que pour des pertes anticipées sur les options de reprise d'avions d'affaires et des revenus de sous-location d'avions moins élevés que prévu, une charge de 67,2 millions $ au titre des indemnités de départ et d'autres coûts de cessation d'emploi pour départ involontaire, de même qu'une charge de 41,0 millions $ liée au règlement final d'une poursuite et d'un différend contractuel. Du montant de 1,3 milliard $, 211,4 millions $ ont été comptabilisés au cours du second trimestre et le solde au cours du quatrième trimestre.

Au cours de l'exercice 2003, 220 avions de transport régional, 77 biréacteurs d'affaires et un avion amphibie ont été livrés pour un total de 298 appareils, contre un total de 370 au cours de l'exercice précédent.

Bombardier Transport

  • Revenus sectoriels pour l'exercice de 9,4 milliards $
  • BAI de 309,8 millions $
  • Nouveaux contrats totalisant 11,7 milliards $ au cours de l'exercice
  • Carnet de commandes de 25,7 milliards $

 

Pour l'exercice clos le 31 janvier 2003, les revenus sectoriels de Bombardier Transport se sont élevés à 9,4 milliards $, comparativement à 7,0 milliards $ pour l'exercice précédent. Le BAI a atteint 309,8 millions $ pour l'exercice 2003, contre un BAI avant éléments spéciaux de 230,4 millions $ pour l'exercice précédent.

Ces hausses résultent principalement de la consolidation des comptes d'Adtranz pour la totalité des 12 mois de l'exercice 2003, comparativement à huit mois pour l'exercice précédent. Elle résultent aussi du renforcement de la valeur de l'euro par rapport au dollar canadien et de l'accroissement du niveau d'activités sur certains contrats, principalement en Europe.

Au 31 janvier 2003, le carnet de commandes de Bombardier Transport totalisait 25,7 milliards $, dont 19,8 milliards $ pour les activités de fabrication et 5,9 milliards $ pour les activités de services. Ces résultats se comparent à 16,3 milliards $ pour les activités de fabrication et à 4,1 milliards $ pour les activités de services, soit un total de 20,4 milliards $ au 31 janvier 2002. L'augmentation de la valeur du carnet de commandes reflète les nouvelles commandes totalisant 11,7 milliards $ et un rajustement de 3,0 milliards $ provenant de l'appréciation de l'euro par rapport au dollar canadien.

Bombardier Produits récréatifs

  • Revenus sectoriels pour l'exercice de 2,5 milliards $
  • BAI de 138,4 millions $

 

Pour l'exercice terminé le 31 janvier 2003, les revenus sectoriels de Bombardier Produits récréatifs ont atteint 2,5 milliards $, en regard de 2,0 milliards $ pour l'exercice précédent. Cette hausse découle principalement de l'augmentation des ventes de moteurs hors-bord et de la hausse des livraisons de véhicules tout-terrains en raison de l'élargissement de la gamme de produits.

Le BAI a atteint 138,4 millions $ pour l'exercice 2003, comparativement à 150,3 millions $ pour l'exercice précédent. Cette diminution résulte d'une combinaison différente de produits en raison des ventes plus élevées de moteurs hors-bord et de VTT, qui génèrent des marges plus faibles que celles des produits ayant atteint leur maturité. De plus, la faiblesse des accumulations de neige qu'a connue l'Amérique du Nord, et particulièrement le centre des États-Unis, a exigé davantage de mesures incitatives reliées à la vente au détail de motoneiges.

Bombardier Capital

  • Revenus sectoriels pour l'exercice de 894,9 millions $
  • BAI de 103,8 millions $
  • Réduction des actifs sous gestion de 2,2 milliards $

 

Pour l'exercice clos le 31 janvier 2003, les revenus sectoriels de Bombardier Capital ont totalisé 894,9 millions $, contre 966,8 millions $ pour l'exercice précédent. Ce recul résulte principalement de la liquidation progressive des portefeuilles d'activités abandonnées et de la baisse des taux d'intérêt, contrebalancé en partie par les revenus additionnels provenant des portefeuilles titrisés de débiteurs liés au financement de stocks, inscrits au bilan à compter du 1er juin 2002. Le BAI de Bombardier Capital a atteint 103,8 millions $ pour l'exercice 2003, une augmentation en regard du BAI avant éléments spéciaux de 41,4 millions $ pour l'exercice 2002. Cette augmentation est attribuable à l'amélioration des marges bénéficiaires, par suite de l'abandon des activités liées aux maisons usinées et au financement de biens de consommation, ainsi qu'à l'amélioration des marges dans le secteur du financement de stocks.

Le 27 septembre 2002, Bombardier Capital annonçait sa décision de réduire sa dette, principalement au moyen de la vente ou de la liquidation progressive des portefeuilles d'affacturage de débiteurs et de financement d'avions d'affaires. Aujourd'hui, la Société a également annoncé son intention de cesser ses activités de montage de crédit-bail pour wagons de marchandises. Bombardier Capital se concentrera sur le financement de stocks et le financement provisoire des avions de transport régional de Bombardier Aéronautique. Les produits de la vente et de la liquidation progressive des portefeuilles abandonnés serviront à la réduction de la dette de Bombardier Capital.

Les actifs sous gestion, avant provision pour pertes sur créances, ont totalisé 9,7 milliards $ au 31 janvier 2003, en regard de 11,9 milliards $ au 31 janvier 2002. Ce recul de 18,1 % découle principalement de la liquidation progressive des portefeuilles d'activités abandonnés, et en particulier de celle des portefeuilles d'affacturage des débiteurs.

Bombardier Inc., société manufacturière et de services diversifiée, est un chef de file mondial dans la fabrication d'avions d'affaires, d'avions de transport régional, de matériel de transport sur rail ainsi que de produits récréatifs motorisés. Elle offre également des services financiers et de gestion d'actifs dans des secteurs liés à ses compétences. La Société, dont le siège social est situé à Montréal, au Canada, compte un effectif d'environ 75 000 personnes dans 25 pays dans les Amériques, en Europe et en Asie-Pacifique. Ses revenus pour l'exercice terminé le 31 janvier 2003 se sont élevés à 23,7 milliards $. Les actions de Bombardier se négocient aux bourses de Toronto, de Bruxelles et de Francfort (BBD, BOM et BBDd.F).

La discussion et analyse de la direction ainsi que les états financiers consolidés sont disponibles à l'adresse www.bombardier.com

 

INFORMATION FINANCIÈRE PROSPECTIVE
Ce communiqué de presse contient des énoncés prospectifs qui sont assujettis à des risques et incertitudes. Pour toute information sur des facteurs de risque de nature législative ou réglementaire, économique, climatique, technologique ou concurrentielle, tout facteur pouvant toucher les fluctuations de taux de change, ou tout autre facteur important qui pourrait faire en sorte que les résultats réels diffèrent de façon importante des résultats prévus. Voir sous le titre Risques et incertitudes de la discussion et analyse de la direction sur le site Internet de la Société.

 

1MISE EN GARDE RELATIVE AUX MESURES DE CALCUL DES RÉSULTATS NON DÉFINIES PAR LES PCGR
Ce communiqué de presse contient une analyse qui repose sur les résultats établis selon les principes comptables généralement reconnus du Canada (PCGR) et une analyse qui repose sur des mesures de calcul des résultats tels le BAI et le BAII, qui n'ont aucun sens normalisé selon les PCGR et qui peuvent donc difficilement se comparer à celles présentées par d'autres sociétés. En outre, certaines données sont présentées avant et après éléments spéciaux. La direction considère que les éléments spéciaux ne font pas partie du coût normal des activités quotidiennes de la Société et qu'ils pourraient nuire à l'analyse des tendances.

* Marque(s) de commerce de Bombardier Inc. ou de ses filiales

Source d'information
Dominique Dionne
Vice-présidente, Relations publiques et communications
(514) 861-9481
www.bombardier.com